Décidément, David Fincher, maître du suspens, ne finit plus de nous surprendre ! Son excellente filmographie s'agrandie un peu plus avec la sortie de Gone Girl. A l'heure où rare sont les films intéressants et captivants, Gone Girl nous réconcilie avec notre fauteuil de cinéma.
Acclamé de toutes parts, nos attentes étaient grandes. Dans un tel cas, on ressort du cinéma généralement déçu, voir frustré. Tout ce qu'on peut dire, c'est que le film mérite ces louanges et ça, ce n'était pas gagné. David Fincher est encore un de ces rares réalisateurs à manier habilement l'art de la mise en scène, le va et viens entre thriller et drame, entre horreur et ridicule.
Le thème traité ici n'est pas vraiment original, on l'a déjà vu maintes fois au cinéma. En revanche, cette mise en scène glaciale et malsaine qui reflète à merveille l'hypocrisie latente de la société, son individualisme, sa façade répugnante, le tout mis en exergue par un scénario habilement mené, là, Monsieur Fincher sort du lot.
Ajoutez à cette prouesse scénaristique un Ben affleck convaincant (pour une fois), Rosamund Pike terriblement veineuse en femme perfide et manupalatrice, et vous obtiendrez, tel un bon vint, un excellent cru. Dommage que Neil Patrick Harris fasse partie du casting. L'acteur ne convainc pas, et ce, même si son rôle dans le film n'est pas très important.
Gone Girl s'en sort avec les honneurs et c'est bien mérité. Cloué à votre fauteuil pendant 2h30, préparez-vous à vivre une histoire comme seul David Fincher sait les écrire et les mettre en scène, une histoire qui avec un peu de recul, est très riche d'enseignements. Bon appétit !