Profession : manipulateur d'image (critique de Gone Girl)
J'avoue, j'adore ça, me faire piéger, tomber en plein dans le panneau. Pourquoi? Parce que ça me prouve une chose. Malgré l'expérience que je commence à avoir, je peux encore me faire surprendre, et cela à quelque chose de simplement rassurant.
Et puis, c'est tout simplement incroyable de se dire que l'image est le meilleur moyen pour indiquer une mauvaise direction.
Mais sinon, sincèrement, c'est quoi au final Gone Girl?
Imaginer un homme. Caressant les cheveux de sa femme. Imaginer cet homme et ses pensées plus ou moins sombres et perverses. Tout part de là, puis s'enchaine. La disparition de l'homme, et tout les éléments qui semble s'accabler contre lui. Ici tout parait simple, si la relation n'était pas aussi tordu entre les deux. Et par un twist intervenant plutôt rapidement et mal amené à mon gout, on observe une autre facette, un autre point de vue. Les remises en questions et les premières impression sont donc brouillés....
Et au final?
Je crois bien qu'ici, l'histoire domine plus qu'autre chose... Pas de grande trace de musique dans la tête, des performances honnêtes, mais pas si inoubliables, et une réalisation, ma foi, classique.
Alors, pourquoi cette note?
J'ai une grande admiration pour Fincher et son travail sur les adaptations. Pour ce cas ci, je n'ai pas lu le bouquin, ce que je ne vais pas tarder à faire, mais il s'agit plus d'une note de cœur, pour affirmer cet amour que je lui prote, et pour l'originalité et la froideur de cette histoire.
Le film se commence et se finit de la même façon, mais le regard n'est plus le même. Je crois qu'au final, c'est ça qui compte. L'importance de notre regard face à ce que l'on nous montre et ce que l'on nous cache. Un système ancien, mais toujours aussi efficace.