the shield version espagnole.
Film brute sans chichi, réaliste et intense. Sans le sentimentalisme et le cliché d'Olivier Marshal, le film nous montre, au cœur de l'unité, leurs gestion et actions dans l'urgence, pour éradiquer la drogue de Séville, sur 5 ans avant l'expo universelle de 1992. Angel, fraichement arrivé dans l'unité, découvre la situation et doit s'adapter pour être efficace sur le terrain. Rappelons que nous sommes à la fin des années 80, culture espagnole, en plein développement économique sur Séville, donc il ne faut pas raisonner ni juger les scènes comme un français en 2014. La complicité du peuple avec les trafiquants rendent difficile les interventions dans les règles classiques.
Angel s’aperçoit que l'équipe fait comme elle peut, un peu brouillon. Dés lors, il faut faire un choix: suivre les règles ou être pragmatique et efficace pour atteindre l'objectif, quitte à se mettre à dos la population. Sans démagogie et à la manière presque d'un documentaire, on suit la quotidienneté de l'unité, leurs évolutions, leurs inquiétudes, leurs joies, leurs solitudes...
Les plans naturels dans les maisons qui suivent le regard, les travelling dynamiques dans les ruelles de Séville, le jeu de regard des acteurs avec intensité sans parole, renforcent l'immersion et le réalisme.
Le réalisateur ne semble pas avoir voulu critiquer ni donner un discours spécifique sur cette période, il nous montre les faits tels quels. Est-ce bien ou mal? Fallait-il agir dont les policiers le font ? Le réa ne nous le propose pas et c'est à nous de faire sa propre opinion.