Voilà un film d'horreur pour le moins original et surprenant réalisé par un acteur/réalisateur du cinéma indépendant Larry Fessenden. Pendant presque la moitié du film, le cinéaste place par petites touches l'inquiétude pour ensuite à la fin virer dans l'épouvante onirique avec cette histoire d'un "loser" new yorkais en deuil de son père, en pause avec sa petite amie et qui rencontre une étrange jeune femme dans une soirée d'Halloween. Superbement dialogué avec de l'authenticité, le scénario est malin et brouille les pistes concernant le genre, il filme New York de manière splendide avec du grain et une luminosité très réduite, comme pour accentuer la saleté, de la dégradation physique, de l'isolement urbain et pourtant la sensualité. Le vampirisme, puisque c'est de ça qu'il s'agit dans ce film peut être vu comme une métaphore de l'alcoolisme du personnage principal, de son traumatisme du à la mort récente de son père mais peut être aussi une parabole de l'épidémie du SIDA sévissant encore à l'époque notamment à New York. Une belle surprise à découvrir pour les amateurs de cinéma hors du circuit.