Ce film est autant magnifique que bouleversant. Qui ne versera pas une larme ? Si ce n'est pas d'énormes sanglots ! Ne le regarder surtout pas si vous n'êtes pas au top de votre forme, le regarder lorsque vous êtes très heureux, histoire de limiter la casse.
Il est hallucinant de voir comment en peu de temps (40 minutes environ), Parker et Hatchi construisent une complicité qui dépasse tout entendement, en si peu de temps on voit pas mal d'années défiler et en ce peu de temps nous nous sommes tellement attachés à ces personnages que le jour où Hatchi n'est pas là; le soir, à la gare, on s'imagine tout de suite le pire, on a un mauvais pressentiment mais non. Hatchi est toujours en vie, juste un léger soucis avec un putois. Ce n'est que ce fameux matin où Hatchi ne veut pas que son maître parte au travail que tout va aller très vite. (/!\ ne plus lire à partir d'ici pour éviter le spoil /!\) Lors de son cours, Parker parle de la musique, sa passion avec tout son cœur, et justement celui ci s'essouffle et s'arrête. On comprend tout de suite qu'Hatchi, étant un chien spécial, avait pressenti ce mauvais présage. C'est à partir de là que la morale de ce film vient nous assommer avec son énorme massue. Pendant 9 ans Hatchi reviendra matin et soir, toujours aux mêmes horaires, attendre son maître. La solidarité des commerçants et des voyageurs prendra soin d'Hatchi, la gare étant devenue sa maison. Toute la valeur de ce que a fait Hatchi prend un tout autre impact lorsque l'histoire est contée par le petit fils de Parker devant sa classe en expliquant que pour lui Hatchi est un heros, qu'il a appris la définition de loyauté et qu'il ne faut jamais oublié quelqu'un que l'on a aimé.