"Au Maroc, à côté de Casablanca, il y a Sidi Moumen, une banlieue extrêmement pauvre qui a vu naitre des jeunes kamikazes à l’origine des attentats de 2003. Le réalisateur Nabil AYOUCH, nous montre au contraire des jeunes désireux de sortir de cette réalité qui les enferment et d’un système étatique qui les oppriment."
"Par moment, “Haut et fort” se transforme en comédie musicale 2.0. par des scènes brillantes, tant sur la réalisation, la photographie, la mise en scène et la musique !"
"Le film est à la frontière du documentaire et de la fiction, c’est parfois dérangeant, car cela nous questionne sur la sincérité des propos. Est-ce que ce dialogue est écrit ou non, est-ce que cette scène est une vraie histoire de leur vie ou un effet de dramatisation ? Toutefois, il y a des scènes où nous ne doutons pas. Les personnages parlent avec leurs convictions et ça se voit, notamment lors des scènes de débats sur la place de la religion, ou sur la liberté d’expression.
Ces jeunes placent haut et fort leurs convictions. C’est un véritable reflet de toute la jeunesse marocaine et des débats qu’elle traverse."
"Malgré quelques imperfections, et un scénario par moment bancal – du fait d’une frontière floue entre fiction et documentaire (voulue par le réalisateur) – le film est dans son ensemble réussi. Rien que pour la musique, pour ces deux ou trois scènes de comédies musicales 2.0, pour cette bulle de liberté, pour ce chant de la jeunesse marocaine, il faut aller voir “Haut et Fort“."
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