High Fidelity avait de nombreux éléments pour être un bon film. Une sympathique comédie romantique, ou un film de potes. Pourtant, le cul entre deux chaises, rien des deux ne fonctionne. On pouvait pourtant en avoir l'illusion au début, quand le personnage, un quarantenaire dans un corps d'ado nous parle face caméra de ses cinq ruptures.
Est-ce justement ce "face caméra" qui pose problème, qui crée une distance au lieu de la proximité voulue qui n'est pas propice à la communication d'émotions ? Ou bien est-ce la présence au casting de l'insupportable Jack Black ? Car à côté de sa performance ici, celle dans The Holiday est une sinécure (pour ne pas dire une cinécure).
Car en effet, à part le personnage de Dick (Todd Luiso), assez sympathique, il est difficile de s'attacher aux personnages tant ils sont insupportables. Et à côté de Jack Black, le personnage principal Rob (John Cusack) parvient presque à avoir l'air sympathique. Leurs conversations sont en effet des échanges verbeux qui nous plongent dans un ennui mortel. Ennui également du film qui tente plusieurs fois d'être drôle ou spirituel sans y parvenir. C'est la que le bat blesse et que ça en devient gênant. À partir d'un moment, assez tôt dans le film, en fait, on s'ennuie, et on s'attend à ce que ça dure ainsi jusqu'à la fin, ce qui était le cas pour moi. Et la présence de Catherine Zeta-Jones au casting ne fera que repousser cet ennui. On se demande juste s'il va se remettre avec son ex (Iben Hjejle) et c'est ce qui nous donne une raison de tenir jusqu'au bout. Bout où l'on a la confirmation que ce film est parfaitement dispensable.