Dans High Life, Claire Denis tente une odyssée spatiale intime et opaque, à rebours des codes classiques du genre.
J’ai été intrigué par le choix d’un vaisseau au design sobre, presque décrépit, qui tranche avec l’esthétique futuriste habituelle. Malgré un budget visiblement restreint, cette austérité visuelle sert plutôt bien l'ambiance. Robert Pattinson, dans le rôle de Monte, s’en sort honorablement, même si son maquillage dans les scènes où il vieillit peine à convaincre. En revanche, certains flashbacks s’enchaînent sans transition nette, rendant la chronologie confuse. Et plusieurs éléments – les corps éjectés, le vaisseau rempli de chiens – restent sans explication, au risque de frustrer plus que d’intriguer.
Un film qui cherche la gravité dans le silence et le mystère, mais qui m’a laissé, par moments, en orbite autour de son propos.