Film très attendu de ce dernier Festival de Cannes et également le troisième à sortir simultanément dans les cinéma, voire même quelques heures avant, ce qui est très rare, voire même une première dans l'Histoire du Festival. Et avec un casting aussi gros à la clef, on ne pouvait en attendre que du bien ! Malheureusement, les premiers retours étaient assez mauvais ; j'ai quand même voulu tenter l'expérience et ouf! oui, on souffle fort !
Asghar Farhadi nous présente ici une histoire pourtant plutôt alléchante avec une écrivaine qui invente, en gros, une vie à ses voisins. C'est donc une fiction dans une fiction, les deux parties étant assez équitables puisque durant à peu près une heure chacune, mais surtout tout aussi ennuyantes l'une que l'autre ! Je trouve le film ultra-creux et c'est d'autant plus frustrant que l'écrivaine, dont le bouquin en question est d'ailleurs considéré comme raté par son éditrice d'ailleurs (serait-on en train de nous dire frontalement qu'on regarde de la merde ?), aurait pu inventer une vie bien plus palpitantes à ses voisins qui deviennent ses personnages.
Non au lieu de ça, je caricature - mais pas autant que le film - c'est "Les Feux de l'amour", ce sont des histoires d'adultères entre personnages dont on se fout complètement car ils sont tout aussi creux dans la vraie vie. Eh oui, la seconde partie ne sauve malheureusement pas les meubles, elle est même encore bien plus ennuyante que la première et en plus de ça, les dialogues sont balourds comme pas possibles et malheureusement, le film est particulièrement bavard. Le rythme est atrocement lent et la mise en scène n'a rien à raconter, mise-à-part toute cette mise en place du voyeurisme, d'espionner des personnages qui espionnent ; eux-mêmes espionnés par le spectateur voyeur.
Alors oui, il y a un bon casting, tous jouent très bien, il y a même Deneuve qui passe une tête pour cinq minutes. Mais un bon casting ne fait pas un bon film et je vais être radical mais, pour moi, "Histoires parallèles" est un film profondément raté qui se donne en plus un genre auteuriste insupportable.