Bonjour tout le monde,
" Hiver à Sokcho " dégage et irradie une poésie visuelle, sonore et élégante au tempo méditatif et mélancolique.
Qui est le réalisateur Koya Kamura de ce long métrage ?
Voici un lien pour en connaître plus, le cas échéant :
https://www.unifrance.org/annuaires/personne/437507/koya-kamura.
Qui est Bella Kim, la protagoniste féminine principale ? Voilà de quoi vous permettre de mieux la connaître :
https://www.filmmakers.eu/fr/actors/bella-kim.
Connaissez- vous Roschy Zem qui incarne le rôle masculin principal? Je vous donne un lien internet ad hoc :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Roschdy_Zem.
Une belle originalité de cette œuvre cinématographique , calme et qui disserte sur le processus de création, consiste à mettre en osmose le récit filmé avec des moments en images animées qui nous permettent de visualiser l' imagination du personnage de Soo- Ha, pertinemment incarnée par Bella Kim. Roschy Zem habite le personnage du dessinateur de roman graphique français , Yann Kerrand , en vacances créatives lors d' un hiver à Sokcho en pays coréen du sud............
Voici une méditation atemporelle un peu come une ballade poético- mélancolique en guise de sous-titrage du long métrage" Hiver à Sokcho" .........
La vie , terne et répétitive , instille la douce grisaille dans la vie de Soo- Ha et son âme pure .
Aussi lorsque un français arrive son émoi est vivifié et elle se réveille, peu à peu , mentalement car Soo- Ha parle très correctement la langue française, en plus de l' anglais et de sa langue natale coréenne.
Les gestes de la vie quotidienne deviennent plus significatifs et Soo- Ha observe salutairement ce créateur français, ce dessinateur en recherche de créativité...........
En coréen je ne peux pas l' écrire mais voici la traduction anglaise :
" Spring breezes melt the mountain snows, pass by quickly, and then are gone.
How I wish they would hover, briefly, gently, over my head,
melt away the frost of creeping age that greys the hair on my neck."
(traduction Richard Rutt)
En français cela donne :
"Sur les monts la neige fond sous les brises du printemps qui passent et s’en vont.
J’aimerais bien qu’elles passent aussi, brièvement, gentiment, sur ma tête,
et fondent la glace de l’âge qui teint en gris mes cheveux sur ma nuque." Ce sijo pourrait sortir du cerveau de Yan Kerrand .......'
Ainsi fluctue le mental de Yan et aussi celui de Soo- Ha, au - delà de ses gestes répétitifs, en - deça de son imagination fertile ......
La grande force de cette œuvre cinématographique douce , rude, hiératique, simple et métaphorique, infuse et propose , sur une dizaine de séquences, d' images animées qui visualisent , de mon point de vue ,les humeurs mentales de Soo- Ha, catalysées par les dessins de Yann Kerrand.
La relation dialectique entre les images animées, la plupart du temps en noir et blanc, et les images enneigées de Sokcho et ses environs, poétisent les instants présents , teintés de fragilité et de fugacité. " Hiver à Sokcho" donne une sensation de suspension temporelle , ou plus exactement de temps en boucle, circulaire ou spiralé ,au fil des journées .
" Hiver à Sokcho" ressemble à une poésie visuelle qui imbibe , doucement, notre imaginaire lors du temps de ce beau long métrage précieusement simple ......
Qu' en pensez - vous ?
Cordialement.
Gérard Michel
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