Tandis que Frangins malgré eux, passé depuis à la postérité, avait marqué leur dernière collaboration, c'est avec choix que le duo Will Ferrell & John C. Reilly se réunissait dans deux rôles emblématiques, histoire de marquer leurs retrouvailles au fer rouge ; ceux de Sherlock Holmes et de son fidèle acolyte le Docteur Watson.
Ainsi, si John C Reilly poursuit une carrière prestigieuse, alternant cinéma indépendant et blockbusters (Les Frères Sisters, Les Gardiens de la Galaxie), c'est plus compliqué pour Will Ferrell, qui après plusieurs DTV passés inaperçus (le très plat The House et le sympathique Get Hard déjà réalisé par Ethan Cohen), n'a pas retrouvé le succès, public ou critique depuis quelques temps déjà.
C'est donc avec Ethan Cohen à la barre, (le brillant Adam Mckay ici simple producteur , l'ayant laissé après The Big Short et Vice , tous deux nommés aux Oscars ) que ce projet plus qu'alléchant se trouve lancé, malheureusement précédé d'une réputation douloureuse venue de son pays d'origine.
Si le casting et les guests demeurent prestigieux, John C. Reilly laisse volontiers sa place à un énième Will Ferrell movie où l'acteur se parodie jusqu'à l'essoufflement. Son Holmes n'est même pas l'ombre de ces glorieux grands rôles qu'habitait l'acteur avec génie, à l'image de Ron Burgundy où Ricky Bobby pour ne citer qu'eux.
Le film est plat, vulgaire, long et grossier. Rien ne fonctionne jamais tant tout semble cousu de fil blanc, vide et désincarné. La reconstitution sent le carton pâte et les anachronismes et quelques clins d’œils (dont plusieurs au Sherlock Holmes de Guy Ritchie) ornés d' ajouts de tubes pop viennent enfoncer le tout. Holmes & Watson ne fonctionne jamais et semble être l’aveu de faiblesse d'un acteur génial qui se répète jusqu'au ridicule.
Gênant jusqu'à sa conclusion, Holmes & Watson demeure tel le souvenir douloureux de voir quelqu'un qui nous a fait rire aux larmes se prendre douloureusement les pieds dans le tapis. Reviens Will, on t'aime, relâche cette loupe nous on te voit déjà en gros dans nos p'tits cœurs.