Hommes sans femmes
5.5
Hommes sans femmes

Film de John Ford (1930)

D'une boite de nuit géante à la boite à sardines

« Men Without Women » fut à ma connaissance le premier film où des hommes « sous la mer » (ici au fond à 90 pieds) tentent de survivre dans l’espoir d’hypothétiques secours. Moitié muet, moitié parlant, le film débute à Shanghai dans un night club géant avec « the longest bar in the world » et les bouteilles qui vont avec et de souler l’équipage d’un sous marin US, dont les membres sont très accaparés par les filles du club. Puis ils appareillent et, en pleine tempête, se font éperonner par un gros cargo. Par la suite, plusieurs films traiteront du thème « piégé sous la mer », mais peu atteindront la tension que Ford donne pendant toute la deuxième partie. A ce film sur l’amitié virile et l’héroïsme, le réalisateur apporte sa touche personnelle d’humanisme et d’humour au sein d’une exposition comportementale individuelle et réactive, sans véritable étude psychologique car limitée dans son développement par les 77’ du métrage (actuellement 73’, seule version existante). Une belle réussite, malgré le jeu exagéré des acteurs, hérité du muet, et une bande son aux dialogues parfois inaudibles.

Ronny1
6
Écrit par

Créée

le 26 juil. 2021

Critique lue 50 fois

Ronny1

Écrit par

Critique lue 50 fois

D'autres avis sur Hommes sans femmes

Hommes sans femmes

Hommes sans femmes

6

Cinephile-doux

8158 critiques

Touchés, coulés

Les derniers moments d'un équipage sur un bateau qui coule. Moitié muet, moitié parlant, un Ford certes pauvre sur le plan du scénario, mais qui contient en germe des thématiques qui lui sont chères...

le 1 août 2019

Du même critique

Du sang dans la prairie

Du sang dans la prairie

5

Ronny1

341 critiques

Le bouille à Bess

« Hell Bent » (curieusement traduit par « Du sang dans la prairie ») est le neuvième long métrage de John Ford. La copie qui circule actuellement est une version hongroise avec des intertitres en...

le 4 juin 2021

Cela s'appelle l'aurore

Cela s'appelle l'aurore

7

Ronny1

341 critiques

Elle s'appelle Lucia

A la première vision « Cela s’appelle l’aurore » surprend les fans de Luis Buñuel par son académisme. Les ruelles de la ville (Bastia ?) une utilisation très contrastée du noir et blanc et une...

le 4 mai 2021

Des filles pour l'armée

Des filles pour l'armée

10

Ronny1

341 critiques

Marie Laforêt et Anna Karina au sommet

L’adaptation de « Le soldatesse » (Des filles pour l’armée) de Gilo Pontecorvo et Franco Solinas fut refusée par le producteur Moris Ergas qui demanda à Zurlini de reprendre et de corriger un nouveau...

le 23 nov. 2023