“Horsehead” est le premier long-métrage du français Romain Basset, qui semble avoir à son actif plusieurs courts-métrages, il traite du rêve lucide, phénomène qui permet au rêveur de contrôler ses actions rêvées pendant son sommeil. Un sujet aussi particulier aurait pu donner quelque chose de vraiment prenant mais malheureusement, ce n'est pas le cas !
Comme j'ai bon cœur, j'aime bien donner une chance au cinéma de genre français même si je sais que je suis déçue à chaque fois malheureusement, mis à part quelques rares exceptions (coucou Alex Aja). Bref le sujet m'intéressait au départ, le rêve lucide je ne me souviens pas avoir déjà vu un film qui traite de ce sujet et je suis plutôt intéressée par tout ce qui est parapsychologie donc ça faisait déjà un bon point pour ce film dont je n'avais pas spécialement entendu parler. Voilà donc que je lance le film et je ne sais pas pourquoi les dialogues sont en anglais, alors les acteurs ont un accent correct, les phrases sont très “classiques” pas de contraction ou d'argot, mais franchement faire un film estampillé “cinéma de genre français” et tourner en anglais je trouve ça vraiment ridicule et ça fait perdre au film de la crédibilité, même si effectivement le réalisateur aura plus de facilité à vendre son film à l'étranger, c'est quand même dommage surtout que de tourner en français n'a pas empêché des films comme “Martyrs” d'être lancés au delà de nos frontières. Bref…
Voilà donc le film qui commence avec une jeune nana qui a l'air hanté par ses rêves, qui se retrouve dans la maison familiale pour la veillée mortuaire de mémé qui vient de passer l'arme à gauche. La jeune femme a un beau-père plutôt sympa mais une mère qui cumule tous les clichés de la mère autoritaire et sévère, et forcément si elle est aussi méchante cette pauvre dame c'est qu'elle cache un terrible secret ! On découvre que la jeune femme fait depuis de nombreuses années des cauchemars dans lesquels elle voit apparaître le terrible Horsehead, monsieur plutôt étrange qui porte une tête de cheval, qui semble être lié à l'histoire de sa famille. Notre jeune héroïne décide donc de combattre ses cauchemars en utilisant le rêve lucide, comme ce Horsehead la travaille elle fait forcément des études de psychologie avec un prof qui lui donne des techniques pour contrôler ses rêves ; et nous voilà partis dans les phases de rêve qui sont purement et simplement du pompage du travail de Rob Zombie dans “The Lords of Salem” mais en moins bien, forcément. Alors autant j'aime bien qu'on s'inspire ou qu'on rende hommage au cinéma que l'on aime, beaucoup de réalisateurs le font et ça donne de belles choses, mais là un film qui en suce un autre, c'est vraiment moche surtout que les scènes fantasmagoriques de Zombie sont sublimes et qu'ici on sent que la maîtrise n'est pas aussi bonne. Ajoutez à ça une sorte de musique expérimentale qui je n'en doute pas, se voulait inspirée du travail de John 5 pour Zombie, mais dur de rivaliser avec ce musicien de génie.
Bon, bref tout ça pour au final nous sortir une histoire tirée par les cheveux, qui traîne en longueur, le film est soporifique et franchement il faut s'accrocher à son slip pour tenir jusqu'à la fin. Je n'ai même pas envie de dire “à voir au moins une fois pour se faire son avis” pour moi ce film a été une perte de temps, donc à vous de voir si le sujet peut vous intéresser ou si vous avez juste envie de donner une chance (encore une) au cinéma de genre français qui me désole toujours plus à chaque nouveauté.
Le seul élément positif que je retiens dans ce film, ce sont les superbes scènes de loups ! Ils sont vraiment magnifiques et ils sont filmés avec beaucoup de style, il y a quelques scènes avec ces créatures et à mon avis ce sont les seules scènes qui valent réellement le coup dans ce film. Voilà c'est tout !