Premier film ultra personnel de l'exubérant scénariste Addison Heimann, Hypochondriac suit l'histoire d'un potier entravé par des problèmes physique et psychologiques. Sans trop en dire, Addison Heimann confesse avoir tiré la plupart de ses idées de ses propres traumas psychologiques et des difficultés qu'il a rencontré à admettre à demander de l'aide.
Commençant avec une première moitié prometteuse, très référencée (Donnie Darko en tête, même si le réalisateur cite aussi comme exemple Midsommar dont je peine à voir l'influence), alternant moments de comédie absurde et pure tension, il s'enlisera malheureusement dans sa seconde partie.
Trop pleurnicharde, trop étendue, elle en devient lassante et souffre d'une tension basée uniquement sur des jumpscares trop attendus.
En subsiste un petit film d'horreur, cathartique pour son auteur et critique du système de santé américain, dont on guettera les prochaines réalisations.
Paix à l'âme de la pauvre traductrice du NIFFF qui a dû s'accrocher aux phrases prolixes complètement WTF du beaucoup trop exhubérant réalisateur.