Neuf ans après le raz-de-marée Veteran (2015), Ryoo Seung-wan revient aux affaires avec I, THE EXECUTIONER (2024). Si tu t'attendais à une suite paresseuse, range tes préjugés. Le cinéaste injecte une dose de noirceur technologique dans son polar urbain, transformant Séoul en un terrain de chasse où les likes remplacent les mandats d'arrêt.
En effet, la mise en scène est d'une précision chirurgicale : chaque impact de poing se ressent dans les vertèbres, et Hwang Jung-min prouve qu'il reste le patron incontesté du genre. Par ailleurs, l'introduction de Jung Hae-in apporte une ambiguïté bienvenue à cette brigade criminelle qu'on croyait immuable. Mais tout n'est pas rose au pays du Matin Calme. Derrière la virtuosité technique de I, THE EXECUTIONER (2024), le scénario joue parfois avec le feu en frôlant des raccourcis narratifs qui pourraient bien diviser les puristes.
Le film cache d'ailleurs un secret de fabrication sur sa séquence finale et une thématique sur la manipulation des masses qui mérite qu'on s'y attarde sérieusement...
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