Une histoire bien ficelée, une belle leçon de cinéma.
Le noir et blanc convient bien à ce film dans cette Pologne d'après-guerre, triste et au ciel bas.
Les images sont superbement cadrées avec des décalages très suggestifs.
Un exemple : entretien avec la mère supérieure : on ne voit que l'actrice principale en bas à gauche de l'écran, tournée vers l'extérieur de l'image pour répondre à sa supérieure que l'on ne voit pas. Derrière, trois marches d'escalier permettent de sortir du bureau. Comment mieux symboliser le milieu clos du couvent et l'échappée vers le monde extérieur?
On sent, tout au long du film que chaque plan est pesé.
On entre dans le monde par un tramway, passant du silence au bruit de la ville.
On en ressort par le même tramway pour retomber dans le silence, mais avec un personnage principal qui sait maintenant vers quoi courent les voitures qui la croisent.
A voir.
Marquis
9
Écrit par

Créée

le 18 févr. 2014

Critique lue 271 fois

Marquis

Écrit par

Critique lue 271 fois

2

D'autres avis sur Ida

Ida

Ida

9

Electron

le 14 févr. 2014

Suivre

Il faut tenter de vivre

Anna (Agata Trzebuchowska, prunelles brillantes) est une jeune polonaise qui vit dans un couvent où on la voit peindre soigneusement une statue du Christ, objet de sa dévotion. C’est l’hiver, les...

Ida

Ida

8

Nomdutilisateur

le 18 janv. 2014

Suivre
Dernière modification

le 10 févr. 2014

Ô !

Au-delà du bien et du mal c'est avant-tout l'immanence d'une vie. Une histoire racontée avec finesse et justesse sans tomber dans des évidences historiques qui pèsent trop souvent quand le sujet de...

Ida

Ida

4

pierreAfeu

le 19 févr. 2014

Suivre

Les voies d'Ida sont impénétrables

Format carré, cadré, décadré, très décadré, noir, blanc, gris, nuances de gris, graphique et bédéesque, l'esthétique d'Ida prend toute la place, ou presque. Si le projet est aussi ambitieux dans le...

Du même critique

Les Misérables

Les Misérables

4

Marquis

le 20 janv. 2015

Suivre

Critique de Les Misérables par Marquis

Sans doute pas assez de recul pour oublier la magistrale interprétation de Gabin. On ne retrouve pas ici ce souffle, même si il est toujours plaisant de "revoir" l'oeuvre de Hugo.

Assise

Assise

9

Marquis

le 20 janv. 2015

Suivre

Critique de Assise par Marquis

Belle évocation douce, tendre et poétique. On vit ces moments avec l'auteur. On y retourne volontiers en pensée. On se prend à espérer revoir un jour ces lieux inspirants.