C'était franchement pas gagné, vu le peu d'attirance que j'ai pour ce genre de bluette, mais j'ai fini par être cueillie malgré moi.
D'abord, parce que les personnages et leurs interprètes sont craquantissimes, touchants et très justes. Ensuite, parce que la romance très fleur bleue au début bascule brutalement dans le drame sans prévenir. Et enfin, parce que ce basculement dramatique ne verse pas pour autant dans le mélo tire-larmes - ce que je redoutais plus que tout.
Le principal atout du film, ce sont donc les deux acteurs principaux. Lee Jung-jae et Jun Ji-hyun sont trop beaux pour être vrais, mais leur jeu très sobre et naturel atténue cet aspect trop lisse et irréel. Leurs personnages sont immédiatement attachants et pas nunuches.
La boucle temporelle, maintes fois exploitée au cinéma, est traitée avec simplicité et poésie. Ici, c'est un jeune architecte et une doubleuse de dessin animé qui vivent une histoire d'amour, chacun vivant dans une époque différente (1998 et 2000) mais dans la même maison (nommée "Il mare") au bord de la mer. Une boîte à lettres (magique) leur permet d'échanger du courrier ou des objets. Pas d'effets spéciaux. Juste une étonnante maison sur pilotis au-dessus de la mer, une longue jetée de bois entre elle et la fameuse boîte à lettres et à côté, un arbre qui s'illumine à Noël.
Dommage qu'une chanson sucrée soit venue gâcher mon plaisir en plein milieu du film; j'ai HORREUR des chansons en plein milieu d'un film - sauf dans les comédies musicales. Et le pire, c'est qu'elle récidive pour le générique de fin ! Sans cette vilaine faute de goût, je serais montée jusqu'à 8/10.