Depuis sa première projection, In a Violent Nature a fait grand bruit sur les réseaux, certains allant même jusqu'à le qualifier de renouveau du slasher. Pourtant, derrière l’aura hype alimentée par TikTok et Twitter, le film de Chris Nash peine à tenir ses promesses.
D’abord, le principal problème réside dans le jeu des acteurs, qui frôle souvent l’amateurisme. Les dialogues sonnent creux, les réactions sont forcées, et l’absence de profondeur dans l’interprétation empêche toute immersion réelle. À cela s’ajoute un doublage catastrophique, qui renforce l’impression d’assister à une parodie involontaire plutôt qu’à un véritable film d’horreur.
Visuellement, le film tente une approche contemplative, avec des plans longs et une mise en scène minimaliste. Si cela peut fonctionner pour instaurer une ambiance, ici, cela vire trop souvent à l’ennui. L’action est trop espacée, les meurtres, bien que brutaux, peinent à marquer durablement, et l’absence de tension dramatique rend le tout plat.
Mais ce qui frappe surtout, c’est à quel point le marketing a su capitaliser sur un effet de mode. Au final, In a Violent Nature est un film qui repose plus sur son buzz que sur ses mérites cinématographiques réels. Un coup marketing efficace.