Il faut savoir que ce film n'est comparable à rien de ce que vous avez déjà pu voir. Ne vous attendez pas à un film que l'on pourrait qualifier de « normal », à un film ordinaire, vous risqueriez alors d'être sacrément déçu.
David Lynch nous fait ici découvrir un tout nouvel aspect du cinéma. Le spectateur se retrouve plongé au beau milieu d'un univers unique, un univers inconnu à la frontière de la conscience et du tangible, un univers entre rêve et inconscient, entre paranormal et surréalisme, entre quiétude et angoisse, un univers qui diverge entre l'humour et le malaise, vers cet univers insolite à la fois affable et menaçant.
L'histoire ? Beh ya des hommes et des femmes ils ont des têtes de lapin. Non, il serait superflu de tenter de déchiffrer ce labyrinthe de la pensée. Les éléments qui se rencontrent et qui prennent forme tout au long du film sont plus irrationnels les uns que les autres. L'essentiel est de se laisser porter par la beauté émotionnelle de l'oeuvre, et d'apprécier la beauté des plans, l'élégance de chaque image, l'harmonie créée par ce tout irréel, abstrait et magique.
Dans une de ses interviews, David Lynch explique que lorsqu'une idée lui vient à l'esprit il commence à l'écrire pour ne pas l'oublier, et qu'il se rend compte alors que cette idée contient tellement de choses à dire qu'il serait possible d'écrire plusieurs pages rien qu'avec cette simple idée. Ce film devient alors une idée exploitée au maximum, une petite pensée qui s'est orientée dans tous les sens, et dont il s'est dégagé une toute nouvelle vision cinématographique. Ce film s'adresse au plus profond de notre pensée, à cet univers inconnu de l'âme, à notre « Inland Empire ».