Moins 20, 30 ou peut-etre 40 minutes ce film serait une oeuvre singulière.
Ici, ses bis répétita, ses plans de vieux buveurs, de galoches dansantes dans la bouillasse, lassent de désespérance.
C'est, bien entendu, le fond du sujet! la lente agonie d'un village Irlandais.
La première heure entrecroise les événements liés à l'arrivé de John Ford et John Wayne dans le village pour le tournage de "l'homme tranquille". Ici il y eut ça; là? ceci! ici? cela! c'est charmant et enjoué; du "tu t'souviens comme c'était bien?".
Une magnifique "Banshee" de retour de Pittsburgh, splendide déesse rentrant au pays, ne trouve qu'un John Wayne en carton à rentrer le soir après ses journées d'ennui.
C'est exotique! pour qui n'est pas Irlandais.
La deuxième heure est la mémorisation d'un désespoir acquis, une procession faussement enjouée, une lourde joie vaine, un mensonge de survie pour ceux qui attendent le dernier souffle.
Puis, l'inexorable est là, le film s'en va, abandonnant une enfant de 6/7 ans qui dansent seule son innocence sur la route par ou s'enfuie une caméra triste.
Nul doute! c'est du très grand documentaire cinématographique.