Hang me, oh hang me, I’ll be dead and gone
Hang me, oh hang me, I’ll be dead and gone
I wouldn’t mind the hanging
it’s just the laying in the grave so long
Poor boy, I’ve been all around this world

Complainte d'un looser. Ambiance tamisé, lumières calfeutrés, bar sombre et sinistre, seule la complainte du marin se fait apprécier. Marchant avec son chat dans ses bras, il ne sait pas ou il va. On se plaira à l'insulter, le pochtron du coin ne vaut rien.

Longue déception que ce film. On attend toujours le moment ou l'histoire décollera, ça ne part pas. Mélancolie et nostalgie imbibes un verre d'une rare saveur. Saveur de l’authenticité gâché par un gout amère de cynisme et de pragmatisme. Bien que cet effet pessimiste nous affecte, il ne nous laisse pas indemne.
On ressort avec une morale tragique d'un personnage pathétique. Ces chanteurs, ces hommes maudits qui n'ont pas eu la vie qu'ils rêvaient. Un ultime regard moqueur des frères Cohen montrant à la fin un jeune garçon du nom de Bob Dylan.

On ne peut pas dire que le film manque de profondeur, justement celle-ci se trouve dans la banalité d'une vie d'un mec qui à tout raté, à part la musique. Les notes de la mélancolie résonneront jusqu'au bout, le marin prend le bateau regardant une dernière fois la terre, il n'avait jamais quitté l'océan.

Créée

le 27 mars 2014

Critique lue 308 fois

Félix  Leloup

Écrit par

Critique lue 308 fois

D'autres avis sur Inside Llewyn Davis

Inside Llewyn Davis

Inside Llewyn Davis

8

Sergent_Pepper

le 15 avr. 2014

Suivre
Dernière modification

le 15 avr. 2014

That’s all folk.

« Pendez-moi, j’ai défié le monde… » chante Llewyn dans la chanson qui ouvre le film. Tout est là, comme souvent chez les frères Coen, pour irrémédiablement condamner le protagoniste. Parasite,...

Inside Llewyn Davis

Inside Llewyn Davis

7

Socinien

le 26 mai 2013

Suivre

Notes à benêt

Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes session 2013, Inside Llewyn Davis est en effet un très bon cru des frères Coen qui se déguste avec délectation : un film ironique, pluvieux et hivernal, ce...

Inside Llewyn Davis

Inside Llewyn Davis

8

Gerard-Rocher

le 27 nov. 2014

Suivre

Critique de Inside Llewyn Davis par Gérard Rocher La Fête de l'Art

Nous sommes en 1961 en compagnie de Llewyn Davis que nous suivons dans cette histoire. Ce jeune homme est ce que l'on peut appeler un raté, vivant comme il peut dans Greenwich Village au gré de...

Du même critique

Un jour sans fin

Un jour sans fin

8

Félix_Leloup

le 10 oct. 2013

Suivre

Un jour sans fin Un jour sans fin Un jour sans fin Un jour sans fin Un jour sans fin

Chouette l'idée. Qui n'a jamais rêvé de revivre une journée qu'on a trouvé géniale ? Là c’est différent, c'est un journaliste qui présente dans un village pommé le jour ou une marmotte prédit...

Interstellar

Interstellar

9

Félix_Leloup

le 9 nov. 2014

Suivre

Ce n'est pas parce que nous sommes nés sur cette planète que nous devons y mourir

Nous nous disons par définition capable d'atteindre l'impossible, et nous énumérons ces moments. Ces moments ou on vise plus haut. Briser des barrières. Toucher les étoiles. Faire de...

Ernest et Célestine

Ernest et Célestine

8

Félix_Leloup

le 1 sept. 2013

Suivre

Un conte pour les grands enfants

Je pense qu'on sera tous d'accord pour dire qu'on a vécu un rêve éveillé plein de couleur et d'émotions avec deux personnages tendres et simples. Derrière cette joli fable se cache une profondeur...