Un très beau film des frères Coen qui nous présente un personnage principal attachant, un anti-héro, ce looser qui leur est cher et dont ils adorent raconter les histoires à travers leurs films.
L'ambiance particulière, à la fois froide et chaleureuse donne à "Inside Llewyn Davis" un aspect unique, renforcé par la musique et la photographie, toutes les deux magnifiques. Les personnages sont intrigants, leur écriture complexe. Ils apparaissent et disparaissent de la vie de Llewyn Davis sans que ce dernier s'en émeuve, donnant ainsi au spectateur l'impression que le chanteur de folk évolue plus dans un rêve où se succèdent une série de personnages hauts en couleurs et visiblement éloignés des codes sociaux, que dans la réalité. Au final, Llewyn Davis est désespérément seul, et la présence d'un chat ne pourra rien y faire, ce qui explique que la vraie vie est une perspective d'avenir qu'il essaie de fuir.
Pour éviter que les spectateurs ne se noient dans cet océan froid et triste, où seuls de morceaux de folks, eux-mêmes mélancoliques, font office de bouées de sauvetage, les frère Coen ont savamment distillé quelques touches d'humour, que le contraste mordant avec l'atmosphère générale rend encore plus appréciables.
La révélation vient du guatémaltèque Oscar Isaac, normalement cantonné aux seconds-rôles dans les grosses productions hollywoodiennes, ici méconnaissable et bluffant par sa puissance dramatique et ses interprétations musicales.
Que vous le preniez comme un film sur la folk, sur la condition humaine ou sur le New York des années 50, Inside Llewyn Davis est un film essentiellement beau qui a mérité son Grand prix du Festival à Cannes .
Léo_Mouren
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le 8 déc. 2013

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Léo Mouren

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