7
le 4 févr. 2022
SuivreHumeur de la Secte Sang-soo
Il va probablement falloir s'y résigner, Hong Sang-soo ne fera peut-être plus de grand film, au sens ambitieux du terme. Mais est-ce grave ? N'est-il pas tout aussi passionnant de voir ainsi un...
C’est une réalisation de Hong Sang-Soo dont le dernier film, La Femme qui s’est enfuie, lui avait fait obtenir l’Ours d’Argent du Meilleur réalisateur à la Berlinale 2020. Pour le scénario d’Introduction, il a remporté l’Ours d’Argent du Meilleur scénario à la Berlinale 2021.
Ce film va être d’une efficacité redoutable. Dire qu’il dure à peine plus d’une heure, et il en raconte plus que d’autres en faisant le double. Une performance assez remarquable pour être souligné. On va donc être centré sur ce jeune homme et différents problèmes que l’on peut rencontrer dans une vie. Cela va aller de sa relation avec ses parents, en passant par l’amour et bien entendu sa volonté d’être acteur. Les trois étant en interaction.
Malgré son rendement impressionnant, sa durée reste véritablement trop courte. Ce qui nous est dit est prenant, on aurait donc voulu en savoir plus. Le potentiel est bel et bien présent. En réalité, Introduction porte bien son nom, car elle présente sans développer ni conclure. Un concept en soi, on peut dire. Ce drame soulève tant d’interrogations auxquels on aurait aimé répondre, mais ce n’est pas possible. On va donc passer notre temps à supputer en regrettant ne pas avoir plus.
Cela laisse tout de même le temps de s’attacher aux personnages, en particulier le jeune homme. On le cerne facilement et rapidement. Il va être perdu par rapport à ses sentiments et sa morale. Il ne sait pas toujours comment se positionner vis-à-vis de son entourage. Les personnages plus secondaires comme son amie, ou l’homme expérimenté, vont apporter une vraie richesse. Chacun va participer comme il se doit à ce cheminement personnel. Shin Seokho nous livre une très bonne prestation. Il était déjà apparu sous les ordres d’Hong Sang-Soo dans La Femme qui s’est enfuie.
Le charme de ce drame coréen tient aussi à sa réalisation. Hong Sang-Soo arrive à créer une certaine poésie autour de ce récit. On se laisse porter par ces dialogues bien tournés. La photographie est véritablement soignée avec notamment une image en noir et blanc.
Créée
le 21 févr. 2022
Critique lue 166 fois
7
le 4 févr. 2022
SuivreIl va probablement falloir s'y résigner, Hong Sang-soo ne fera peut-être plus de grand film, au sens ambitieux du terme. Mais est-ce grave ? N'est-il pas tout aussi passionnant de voir ainsi un...
6
le 22 juil. 2021
SuivreNi tout à fait la même, ni tout à fait une autre : chaque œuvre de Hong Sang-soo complète les précédentes et y rajoute de nouveaux éléments, sans perdre de vue une ambiance familière à ceux qui le...
9
le 20 nov. 2022
SuivreDans la plus belle des simplicités, Introduction, le dernier Hong Sang-Soo en date, se retrouve résumé intégralement dans son titre: cette «introduction», titre somme toute très théorique et «méta»,...
7
le 21 avr. 2024
SuivreRetour aux sources pour l'acteur britannique Dev Patel, qui ira en Inde sur la terre de ses ancêtres pour son premier film en tant que réalisateur. Si on peut être ravi qu'une grosse production aille...
8
le 8 sept. 2024
SuivreTrente-six ans après, Tim Burton a décidé de nous donner une suite au cultisme Beetlejuice. Habituellement, les seconds volets de film mémorables sont décevants. Cependant, Tim Burton ne rentre...
9
le 16 mai 2022
SuivreC’est la première réalisation de Pawo Choyning Dorji. Il en a aussi écrit le scénario. L'école du bout du monde a été nommé à l’Oscar du Meilleur film international. Les pays à travers le Monde ont...