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le 28 août 2020
SuivreUne horreur
J'avais vu Irréversible (version 2002) et, du fait de son montage "antéchronologique", je n'y avais pas compris grand chose et dix-huit ans après, j'en avais un souvenir extrêmement flou, même du...
J’aime profondément Monica Bellucci — sa présence, son intensité, son aura rare. C'est peut-être justement pour ça que je déteste Irréversible.
Ce film n’est pas seulement dur, il est cruel. Il prend un réel plaisir à malmener le spectateur, à le forcer à regarder l’insoutenable, caméra tournoyante, sons assourdissants, violence gratuite en prime. Oui, le concept est fort, oui, la chronologie inversée est une trouvaille. Mais, à quoi bon, si c’est pour faire du mal, pour choquer sans soin ?
La scène du viol est interminable, et c’est là que le film perd tout. Ce n’est pas une dénonciation, c’est une exhibition. Bellucci, magnifique et digne même dans l’horreur, ne mérite pas d’être réduite à ça. C’est comme si le film la crucifiait pour faire du "cinéma-choc”.
Je n’y ai vu ni poésie, ni message, ni catharsis. Juste une démonstration froide et perverse, à mille lieues de ce que le cinéma peut et doit offrir. Monica est grande malgré le film. Pas grâce à lui.
Créée
le 25 mai 2025
Critique lue 18 fois
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le 28 août 2020
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