Le concept de la boucle temporelle au cinéma commence sérieusement à saturer. Pourtant, Ian Samuels tente le pari de la romance adolescente répétitive avec The Map of Tiny Perfect Things.
En effet, le film se détache rapidement du tout-venant de la production streaming grâce à une écriture subtile signée Lev Grossman, qui utilise le prétexte fantastique pour ausculter le deuil adolescent. Visuellement, le cinéaste emballe le tout dans une photographie aux tons chauds particulièrement soignée, fuyant la laideur standardisée des algorithmes. Côté casting, la direction d’acteurs s'avère d'une justesse désarmante, portée par un duo qui évite avec brio les tics agaçants du genre. Bien que le récit souffre d’un sérieux coup de mou dans son deuxième acte, l'alchimie entre Kathryn Newton et Kyle Allen maintient le cap.
Mais alors, comment The Map of Tiny Perfect Things parvient-il à basculer du film pour ados inoffensif au drame existentiel poignant ? Le secret réside dans une révélation cruciale liée aux motivations de Margaret et dans la structure même de cette boucle, qui cache une double lecture thématique que la plupart des spectateurs ratent au premier visionnage.
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