Le problème avec ce film est qu’il ce veut saisissant. L’histoire d’une première dame qui perd son homme, son mari. Une histoire d’amour tragique que l’on peut voir dans n’importe qu’elle autre film, mais qui dans ce long métrage paraît insolite puisqu’il ne s’agissait que du couple présidentiel. Un film rendant hommage à ce moment historique. Mais un film bancal car trop illustré. Trop écrit.
L’histoire de ce film se veut réaliste, on nous présente l’histoire de Jackie pendant les 5 jours de son deuil, mais aussi témoignant son récit à un journaliste, témoignant sa colère et ses envies au frère de Kennedy, Bobby et enfin partageant ça pensé au prêtre. Le coté familiale et religieux prennent une place importante dans ce film puisque nous découvrirons le visage de Jackie devant et derrière la caméra. Une femme à plusieurs visages.
Ce n’est autre qu’un banal journal intime d’une période sombre qui nous est présenté. Une femme de gout, de luxe, une mère de famille. Aussi, il sera difficile dans ce film de comprendre le sens de chaque action puisque tel un puzzle, la chronologie du temps s’amuse, et à travers différents moments vous devrez recoller dans le bon ordre chaque instant pour tous comprendre. La compréhension semblant simple à acquérir. Mais détrompez-vous, ce film vous laisse perplexe car il ne vous laisse pas y entrer.
Le film est filmé avec un grain vintage, vous avez l’impression d’être entrain de regarder un vieux documentaire, un effet ayant du sens puisque dans ce film, de vrai images historique se glisseront afin de donner plus de force aux témoignages. Malheureusement, le montage de ce film est catastrophique, les raccords font mal yeux et vous laisses sur la touche. Les enfants Kenedy sont mal interprétés, le jeune garçon regarde hors cadre en souriant et se met à nous regarder en étant triste. De plus pendant l’interview avec le journaliste, l’endroit change tous le temps, c’est à ni rien comprendre.
Outre le fait que Nathalie Portman joue très bien la pleureuse, le rôle de Jackie était effectivement fait pour elle. Son incarnation est époustouflante mais gnangan. Le spectateur cherche à être ému, il vient voir l’histoire d’une femme triste. Pourtant à aucun moment on est ému. Quelque sursaut, deux scènes poignantes mais rien de plus. Pourquoi ?
Car Nathalie Portman est beaucoup trop à l’écran. C’est son film, c’est sur. Oscars de la meilleure actrice ? Surement. Mérité ? Si vous le dites. Ce que je constate c’est qu’elle n’a pas crevé l’écran. Elle est la et illustre trop sa tristesse, sa colère. Elle dicte ce que le journaliste peut ou non publié dans son journal. Un moyen de renvoyer cette séquence au spectateur, nous disant clairement que Jackie décide de quand nous pouvons, nous spectateur, partagé sa peine. Un film de cette envergure ne peut se permettre d’établir des règles. Avec un montage bancale et un jeu constant, ce film ne ma pas paru ennuyant, mais pas loin.
Je ne dis pas qu’il faut remettre en question la performance de l’actrice qui c’est donné corps et âmes pour jouer à merveilles cette première dame. Je dis juste que le public à besoin d’évasion, a besoin d’être bousculé. Des séquences choc vous réveillerons pendant le film, c’est sur. Mais malheureusement, quand vous sortirez de ce film, vous ne saurez pas quoi dire.
Un moment d’incompréhension, un moment manquant de sens. Un sens que même la bande original vous fera perdre, puisque son effet strident et angoissant ne relève en rien la force de drame historique.