Ce Jackie Brown est un film que j'apprécie de plus en plus sans le trouver génial.
Tout d'abord la distribution entre monstres sacrés du cinéma, certains vieux dinosaures aussi du septième art, et la trouvaille avec Pam Grier qui était une icone de la période "blaxploitation".
Un cinéma de l'époque policier avec notamment Foxy Brown ou la panthère noire de Harlem.
Quentin Tarantino confie donc le rôle titre à cette superbe actrice et c'est la bonne idée du film.
Car ce Jacky Brown est parfois un peu bavard, certaines scènes sont du pur Tarantino, avec tous les excès inhérents au cinéma de QT.
Jackie Brown c'est l'histoire d'une femme lambda qui arrondie ses fins de mois avec quelques activités illicites, mais qui un jour piégée décide de changer la donne, et de jouer un coup de poker.
Et c'est avant tout l'histoire du film, car tous les a coté, avec notamment certaines scènes ou on présente les personnages, et on essaye de comprendre, qu'entre une junkie et un tueur sur le retour, ça sera difficile d'être fun.
D'ailleurs De Niro est excellent dans un rôle de vieil escroc qui se la joue, très calme, très zen, qui accepte tout enfin presque, car attention il peut aussi se laisser allez.
Ce que je constate aussi, c'est que trois ans après Pulp Fiction, on a parfois la même façon de suivre l'histoire, et cette marque de fabrique deviendra une marque de fabrique "plus plus" chez Tarantino.
Ce qui doit expliquer qu'a chaque fois que je revois Jackie Brown je prend de plus en plus de plaisir, car les dialogues à la QT sont eux aussi, croustillants et méritent d'être appréciés et encore appréciés.
Je pense que Jackie Brown au départ n'a pas été accueilli à sa juste valeur, mais plus nous le regardons et plus nous apprécions ce numéro de Pam Grier.
Et rien que pour cela, il faut le regarder plusieurs fois, comme d'ailleurs beaucoup de film de Quentin Tarantino.
Et pour finir, là encore la musique prend une place quasi vitale dans ses films, et Jackie Brown se voit et s'écoute au son d'une excellent musique.