« L’amour, c’est la rencontre de deux névroses »

Le psychanalyste Olivier Béranger est exaspéré de devoir supporter un patient importun. Il lui conseille de trouver le grand amour qu’il dénichera chez la fille du docteur.

Hélas, il sied de dépeindre avec une franchise désabusée cette nouvelle incursion cinématographique intitulée Jamais sans mon psy, dont les velléités humoristiques se fracassent lamentablement sur l'écueil d'une indigence créative incommensurable. Dès les premières séquences, l'on est confronté, avec une consternation à peine dissimulée, à la réitération usée de Christian Clavier dans son sempiternel rôle de patriarche acariâtre et revêche, une caricature éculée que l'acteur semble incapable de délaisser, enfermé dans un carcan interprétatif des plus stériles.

À ses côtés, la présence de Rayane Bensetti irrite au plus haut point, tant sa performance dans le rôle d'un ancien compagnon envahissant et insupportable résonne fâcheusement avec l'image exaspérante qu'il projette dans la sphère publique. Son jeu, d'une affectation outrancière et d'une absence de subtilité navrante, contribue grandement à l'atmosphère pénible qui émane de cette production miséreuse.

Les blagues, c’est censé faire rire

Qui plus est, le rythme comique de l'ensemble s'avère d'une telle lenteur, d'une pesanteur suffocante qui annihile toute tentative d'hilarité. La plupart des tentatives burlesques, des boutades laborieusement amenées et des calembours d'une affligeante platitude, tombent à plat avec un fracas assourdissant, laissant le spectateur dans un état d'ennui profond et d'incompréhension sidérante face à tant de médiocrité. L'entreprise comique, loin de provoquer le rire, suscite une gêne lancinante et un sentiment de perte de temps irréparable. Bref, ce pensum s'avère une douloureuse expérience, une accumulation de clichés éculés et de gags anémiques qui ne parviennent jamais à susciter le moindre sourire, confirmant une fois de plus que l'art de la comédie est un exercice autrement plus ardu qu'il n'y paraît car le métrage se noie allègrement dans la masse conséquente des films comiques franchouillards.


Trilaw
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le 2 mai 2025

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