Ce film distrayant mais, disons-le, cucul-la-praline, pourra susciter la curiosité des amateurs de Charles Trénet, mais aussi provoquer leur déception. En effet seule une chanson de Trénet y est mise en valeur et même répétée à l'envi, et ce n'est même pas la très réussie "Je chante". On peut donc même se plaindre de publicité mensongère si on se réfère au titre.
Cette comédie musicale au scénario des plus légers présente néanmoins l'intérêt de montrer un certain état d'esprit de la France à un an de la seconde guerre mondiale, et moins de deux ans avant la capitulation face aux troupes allemandes. Ce fut alors une autre chanson : "Je déchante".
Il faut croire que les métamphétamines offraient une meilleure efficacité aux fourmis de la Wehrmacht que les chansons hyperoptimistes de Trénet (sans oublier le gros rouge qui tache) aux cigales de la "meilleure armée du monde". Et le château où fut tourné le film a peut-être servi de Kommandantür à nos challengeurs d'outre-Rhin, passant du Comte d'opérette au Junker à galons en toute courtoisie.
Mouais. Oubliable...