Pour avoir été juré dans les années 2000, ce film m'a particulièrement parlé.
C'est un bon film et je vais le conseiller à tous mes amis qui sont intéressés par la fonction de juré ou qui aiment les films de procès.
Dommage que le film soit entaché par une accusation de viol portant sur son réalisateur, mais il est bon que ce film sorte quand même.
2 petites précisions : un procès comme ça, ne s'étale pas sur une semaine complète mais plus probablement sur une journée ET les jurés n'ont aucunement le droit de parler de l'affaire à leur entourage avant d'avoir rendu leur verdict.
Sinon oui, l'amende est salée si on se défile de cette mission (et vous pouvez me croire, en 2000, il y en avait plein qui se faisaient porter pâles), oui, on nous fait visiter l'établissement pénitentiaire pour nous montrer à quoi on condamnerait les accusés, oui, on est payé et oui, c'est une expérience humaine qui vous change, il y a un avant et un après.
On le voit dans le film : le juré que l'on suit assume d'être le parrain de son neveu et assume sa relation avec la femme qu'il aime, alors qu'avant le procès, il n'assumait ni l'un ni l'autre.
Les enseignants sont réputés pour être assez bornés lorsqu'ils sont jurés et Micha Lescot le rend très bien (sauf que je voulais absolument voir Joseph Fouché, tant il m'avait impressionnée dans "Carême").
Tous les acteurs sont justes, Marina Foïs est charismatique dans son personnage de présidente.
Le film parle de la difficulté à rendre la justice, de toutes les confusions qui font qu'on ne comprend pas les verdicts et aussi du doute qui assaille les jurés... ou pas !
Dès le début on nous dit : "On ne tranche pas sur sa culpabilité mais sur sa peine..."
Plus tard il nous sera dit : "Ce qui se passe après (les remises de peine...), ce n'est plus de notre responsabilité".
Un film intéressant d'une heure cinquante que l'on ne voit pas passer.