Encore un film mystérieux. On comprend qu’il s’agit de migrants arrivant en Europe, mais tout de suite quelque chose cloche, le paysage n’est pas méditerranéen. En effet, le film a été tourné à Granville. Pourquoi pas, mais on s’éloigne un peu de la réalité, on a vu peu de migrants débarquer en radeaux en Normandie ces derniers temps, enfin il me semble ! Admettons, on fait avec les moyens du bord, on filme où on peut. Mais on reste perplexe, le radeau semble vide, mais des sortent de pierres tombent à l’eau. Ca donne de superbes images, filmées sous l’eau, mais on ne comprend pas ce qui se passe. J’ai fait une petite recherche et suis tombé sur une petite interview avec le réalisateur, où on apprend que « les personnages sont remplacés par des pierres ». C’est cool, mais je n’avais pas saisi, j’ai coulé avec les pierres. On apprend aussi dans l’entretien que le film a pour but de profiter de la vitrine du Festival Nikon pour mettre en avant la boîte de prod de l’auteur, qui réalise surtout des projets publicitaires. On comprend mieux la mise en avant des qualités esthétiques du film. Le problème, c’est que ça ne suffit pas, il faut aussi que le film ait un peu de sens, que le spectateur comprenne l’intention de l’auteur. Et là, c’est raté...