e suis une légende (L'ultimo uomo della Terra) est un film de science-fiction italo-américain coréalisé par Ubaldo Ragona et Sidney Salkow, écrit par Richard Matheson qui met en scéne l'excellent Vincent Price qui joue le docteur Robert Morgan le dernier être humain à avoir échappé à une épidémie qui a transformé les autres hommes et femmes en vampires....
Première version filmée du roman de Richard Matheson, Je suis une légende a été abusivement rétrospectivement beaucoup comparé à La Nuit des morts-vivants (1968) de George A. Romero, dont il a manifestement jeté les bases sur le plan visuel et thématique.
Bien qu'adapté pour l'écran par l'auteur même du roman, celui-ci se déclara peu satisfait de cette coproduction italo-américaine, regrettant notamment le choix de Vincent Price pour le rôle principal... Alors qu'il est le meilleur atout du film.
Le film est également connu sous son titre américain The Last man on Earth, dont la traduction littérale « Le Dernier homme sur Terre » constitua un titre français alternatif à l'occasion de certaines exploitations.
Deux autres adaptations cinématographiques sortiront ultérieurement : Le Survivant (The Oméga Man) de Boris Sagal (1971) avec Charlton Heston... qui est peut être mon préféré..., et Je suis une légende (I am legend, 2007) de Francis Lawrence avec malheureusement le scientologue Will Smith.... Dommage car ce dernier film avait un excellent début...
A noter que le film, tourné à Rome en Italie, se déroule en 1968. Comme dans la nouvelle, tous les hommes sauf un scientifique ont été transformés en vampires par une épidémie... Réalisé sur un petit budget, Je suis une légende est transcendé par l'excellent Vincent Price et la terreur accentuée par la banalité des décors des banlieues italiennes... font de ce long métrage la meilleure version de l’œuvre de Richard Matheson.... Mais pas un grand film pour autant... Car cette petite série B perfectible suscite donc un minimum d’intérêt par-delà ses innombrables défauts... Mais comparé à Je suis une légende (Francis Lawrence, 2007), cette version de 1964 est finalement plus enthousiasmant.
A noter que le livre (écrit en 1954) relate le destin tragique du dernier homme sur Terre, seul être humain à ne pas avoir subi les affres d'une pandémie ayant inexorablement transformé les victimes infectées en créatures présentant toutes les caractéristiques des vampires mais qui ne sont pas des vampires, ce sont des zombies-vampires... Comme quoi la premiere et (peut être) la meilleure version... Est Italienne et non Américaine... Un comble... pour un roman de science-fiction américain