Encore un giallo atypique, mais enfin, avec Aldo Lado on est habitué on va dire.
Dès le début du film, voir le film se dérouler à Prague et voir justement comment Prague est filmée, ça donne déjà son petit charme au film. Le tout évidemment sublimé par la musique d'Ennio Morricone, une fois de plus très belle comme à l'accoutumée.
Le postulat de départ du film fait assez froid dans le dos, et réveille une peur que tout à chacun pourrait avoir: un homme que tout le monde croit mort, mais qui ne l'est pas! Ce qui fait qu'il ne peut rien faire comme si il était mort, sauf penser puisqu'il est bel et bien vivant. Et c'est donc encore pire car il a conscience de tout ce qui se passe autour de lui sans ne rien pouvoir faire!
Nous voilà donc dans un film qui va fonctionner par flashbacks où le héros va retracer dans sa tête les événements qui l'ont conduit à la situation horrible dans laquelle il se trouve actuellement. Et le film se suit assez bien, mais si on n'y voit rien de véritablement fou, et pour être honnête, tout le long du film je me disais que ça valait un 7/10.
Mais voilà qu'arrive cette fin complètement folle, ces 5 dernières minutes où Aldo Lado lâche les chevaux, nous offrant du bizarre, du déviant, du glauque et une fin vraiment marquante. L'image finale reste en tête et m'a rappelé l'image finale de Donald Sutherland dans "L'invasion des profanateurs de sépulture", ou encore le plan de "Ne vous retournez pas" où on voit Donald Sutherland (encore lui) sortir sa petite fille de l'étang dans lequel elle s'est noyée.
Rien que pour ces 5 dernières minutes, je suis obligé de monter la note: ce sera donc un 8/10.