Laborieux.
Passé la minuscule intro qui pose son petit effet choc gratuit pour susciter un chouilla d'attention, la suite est terriblement vide.
Les déplacements d'une poignée de quidams sans envergure pendant 40 minutes n'ont aucun intérêt. Leur portrait est esquissé à l'aide de deux anecdotes et trois échanges mais aucune action majeure.
Il y a le vide de leur existence, que le vide de la narration ne sublime pas, n'approfondit pas, c'est juste là. Un metteur en scène plus inspiré aurait probablement pu évoquer ça en 15 minutes maxi, pour pouvoir se concentrer sur le reste du "récit", le coeur du schmilblick qui fait office de pitch, à savoir ce que la zone permet aux protagonistes d'exprimer ou comprendre (même avant de s'y rendre). Pas ici.
Moitié du film, arrivée à la zone.
Un peu plus de dialogues, mais ça reste inconsistant. Les échanges sont bien pauvres en symboles, en portée, et les personnages sont trop semblables pour que leurs pseudo archétypes idéologiques ou spirituels fassent des étincelles à la friction.
Dernier acte (tant attendu...) : pas fameux, mais il faudra s'en contenter.
Au final ça se rapproche plus d'un Petits suicides entre amis (wristcutters) que de Stalker, mais sans humour ni péripéties, en terriblement plus chiant.