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Pourquoi ai-je regardé Chucky ? Parce que j'avais besoin d'un film d'Halloween, et je ne l'avais pas vu. Chucky, Chucky, Chucky ... même en n'ayant jamais vu un seul film de la saga, qui peut ne pas le connaitre, ou avoir au moins une vague idée de qui il est ? Cette poupée tueuse des années 80, et élément phare de la pop-culture côté horreur. A vrai dire, durant mon enfance, le concept de poupées tueuses m'a toujours effrayé. Cela étant probablement la raison que je n'avais jamais regardé le film. Mais aujourd'hui, regarder le film m'assurait un moment ma foi bien kitsch, et un divertissement suffisant pour consommer mon 31 octobre.
Ma foi ... il est amusant de lire après coup les critiques plutôt négatives qu'a subi Chucky à l'époque de sa sortie, et de constater qu'il s'agissait en vérité d'un film d'horreur plutôt efficace. Tous les composants qui feront le succès de la série sont là. Le tueur infâme usant du vaudou pour posséder une poupée et usant de son nouveau statut pour passer outre la vigilance et la suspicion de quiconque et pouvoir tuer à loisir. En tant que spectateur moderne, nous savons que Chucky est le tueur, il n'y a aucun doute. Pourtant, le film parvient encore à semer le doute. Est-ce vraiment la poupée qui tue ? Ou est-ce l'enfant de six ans qui ne cesse de prétendre, visiblement à tort, que son récent et troublant comportement lui a été susurré par sa poupée. "Chucky said it" ... voilà l'un des traits marquants de ce tueur, le démarquant de Freddy et autre Jason. Fin manipulateur, Chucky n'hésite pas à manipuler les plus jeunes enfants, en usant de leur imagination pour leur susurrer des ordres, afin de masquer ses traces. Et parce que personne ne peut croire qu'une poupée ait fait le coup, nous constatons impuissants à la plongée en enfer du pauvre Andy, dont tous sont certains qu'il est le responsable de ces meurtres.
Le(s) réalisateur(s) de l'époque ont eu fort fait pour jouer de la mise en scène afin de brouiller les pistes. Jouant d'une langoureuse attente, le spectateur reste dans une position de doute constant. Et si Andy était le véritable coupable ? Nous savons que ce n'était pas le cas, et le processus fait encore effet. Qu'était-ce, en 88, alors que ce protagoniste apparaissait pour la première fois à l'écran ?
Et enfin, la vérité éclate, officialisée pour de bon à l'écran, alors que Chucky explose d'agressivité et d'injures, abandonnant sa parfaite couverture, mis au mur par la seule personne certaine de l'innocence d'Andy. Et se révèle alors ce qui fait également la force d'un personnage comme Chucky, cette apparence innocente mêlée à une sauvagerie grossière, faisant de lui un puissant réservoir cathartique. Chucky est le personnage que l'on adore haïr. Comme tout bon tueur de film d'horreur, son rôle est d'assouvir notre besoin coupable de le voir exécuter ses pauvres victimes - tant qu'à la fin, dans une nécessité de purgation, il se retrouve bien puni, par une mise à mort répétée et totalement libre de retenue, à la hauteur de ses crimes.
Child's play, pour tout amateur de film d'horreur et d'îcone de la pop-culture, est un inévitable, et au final, un excellent moment à passer. Probablement le plus efficace de tous les films de la saga en matière d'horreur, tant il parvient à surprendre par sa mise en scène, sa gestion des codes du genre et aussi, son excellent jeu d'acteur que ce soit pour les rôles humains que par les talents de marionnettistes derrière l'articulation de Chucky.
Créée
le 17 nov. 2025
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