Avec JFK, Oliver Stone se plonge dans une relecture fascinante de l’assassinat de Kennedy, portée par un casting impressionnant.
J’ai trouvé Kevin Costner très convaincant dans son rôle de Jim Garrison, incarnant à la fois la rigueur et l’obsession d’un procureur face à une vérité insaisissable. Joe Pesci, malgré un accoutrement qui frôle parfois la caricature, contribue efficacement à la tension, comme le reste d'un cast plus que convaincant. Et de la tension, il y en a : la mise en scène réussit à maintenir un fil dramatique constant, donnant au sujet brûlant toute son intensité. Mais ce récit complexe se perd parfois dans ses ramifications, au point de rendre l’affaire difficile à suivre. Le filtre gris utilisé par moments ternit inutilement la photographie, et la sous-intrigue familiale de Garrison alourdit le rythme sans réelle valeur ajoutée.
En dépit de ces faiblesses, le film reste un objet puissant, aussi captivant qu’exigeant, qui m’a laissé partagé entre fascination et frustration.