Je n'ai jamais été très fan de Rambo. Probablement des a priori mal orientés quant à l'acteur dont j'ai du mal à me défaire encore aujourd'hui...Ses dernières productions ne m'ont que piètrement intéressé, n'étant pas forcément attiré par de l'action gratuite dénuée de circonstances émotionelles.
J'entreprends donc la scéance quelque peu circonspect, me demandant comment ce type qui a du mal à passer dans les portes va pouvoir me surprendre...
A première vue, il ne semble pas qu'une grande attention fut accordée aux dialogues. Ton brut de décoffrage pas forcément réjouissant, on est encore loin virvolter dans l'exquise. Pourtant plus loin, le timbre change avec certaines scènes en VO sous-titrées. Un peu d'authenticité...ça commence à devenir intéressant.
John paraît résigné à croire en un monde dévasté par les différences...
Cette idée qui permet au récit de retracer l'histoire du personnage, communique une relative sensibilité comme si il avait été question de marquer les mémoires par l'idée que Rambo soit profondément bon. Autant on se souvient presque instinctivement de son poignard ou de sa mitrailleuse, autant cet opus respire ce parfum étonnant d'un adieu que l'on a voulu équilibré entre l'action et le drame.
Un scénario travaillé, et appuyé d'une photographie parfois épique que j'ai tout particulièrement apprécié.
Et pour les Sagafanjos, des scènes violentes et crues au travers desquelles on perçoit un travail de mise en scène hallucinant, parfaitement cadré, qui parfait un dernier épisode grandiose.
Des effets spéciaux dantesques et un opus résolument tourné vers la cinématographie...tout ce que l'on pouvait attendre pour clôre dans la grâce cette légende du 7ème art.
La dernière scène est d'ailleurs un clint d'oeil nostalgique et poétique surprenant, où l'on nous propose le verso de la première scène du premier volet. Rambo rentre auprès des siens...la boucle est belle et bien bouclée...