Résumons un peu le film pour commencer, Rambo escorte un groupe de Protestant venu apporter une aide humanitaire à un camp de refugiés. Malheureusement ce groupe en provenance des États-Unis n’a pas idée du chaos qui règne en Birmanie ni de la cruauté de l’armée qui détient le pouvoir. Le camp se fait donc attaqué et nos petits humanistes en herbe se font capturer pendant que l’armée viole, tue et mutile les habitants. Le pasteur décide alors d’engager des mercenaires pour ramener ses fidèles et demande à John de les escorter là où il les a déposé.
Donc le film aurait pu s’appeler Rambo s’en va sauver des gauchistes perdus dans la jungle mais ce n’est pas le cas car il est plus profond que les précèdent opus je dirai même que c’est un retour aux sources pour Sylvester Stallone et son personnage de Rambo. Un retour du duel entre l’homme et la bête qui est présent dans chaque être humain et qui est poussé à son paroxysme chez Rambo. Car on sait tout que Rambo ne restera pas indifféré à la situation, on sait tous qu’il ne restera pas sur le bateau, on sait tous qu’il devra embrasser sa bestialité pour survivre à l’enfer qui l’attend et ramener en vie les missionnaires.
« On envoie le diable accomplir l’œuvre de Dieu »
La scène d’action finale est un déluge de feu, de fer et de sang parfaitement maitrisé d’ailleurs le reste des scènes d’action l’elle aussi et ne tombe jamais dans le piège de rendre cela « cool » ou « fun » comme dans le II ou le III, c’est explosif mais pas jouissif tout en restant cruel.
Le film donne une fin parfaite au personnage de Rambo dommage on aurait pu en rester là…