En 2007 lors du tournage de ce 4e opus, Sly a 60 ans. Il est une star mondiale. il est blindée, il vit dans une barraque à L.A. tellement immense qu'il lui faut un buggy pour faire le tour des m2 lois carrez. A cette époque, il n'a pas besoin de remettre sa couronne en jeu; et ressortir 20 ans après un 3ème film moyennement (voire pas) apprécié relève de la forfaiture. Mais voilà Sly n'est pas exactement le gars qui va hésiter et non seulement il se lance mais supervise un scénar qui va taper dans la bidoche avec une régularité totale. Doté d'un budget costaud, Sly retrouve son iconique personnage de John Rambo et l'envoie se mesurer à des génocidaires Birmans, la confrontation va être tendue... pour le moins.
Ok le scénar tient sur l'excuse, avec un tel postula la Cannon en 1984 aurait réussi à débloquer 4M$ de budget, gentiment bafouillé dans une violence acceptable dans l'optique de toucher un public aussi large que public.
Sly lui il s'en carre, il trouve les dollars, fout tout sur l'écran et va nous offrir 98' d'ultra violence d'un barbarisme total. Ce n'est pas taillé à l'os, c'est pire que cela, je n'ai pas souvenir d'avoir déjà vu un film fut-il un gros nanar avec autant de démembrements; le (très joli) générique final nous apprend que la prod a engagé 83 cascadeurs et que tout s'est tourné dans le dur en Thaïlande. Pas d'écran vert, pas de concession, pas d'humour, rien de lisse, on taille, on éviscère, on décharge 200 cartouches pleine gueule sur une navette de vilains tortionnaires quitte à les faire littéralement exploser.
A noter enfin que la mise en scène est superbe, la photo également et que Sly a 60 tickets assure méchamment. Ce 4ème film est clairement le second meilleur après le First Blood de 1982... et de loin.