Bon alors c'est sur que le monde dans lequel vit Rambo n'est pas tout à fait celui des bisounours. La guerre, c'est son univers à John Rambo.
Plus loin que la violence parfois très crue du film, il faut aussi lire entre les lignes d'un Sylvester Stallone loin d'être idiot, et plutôt bon réalisateur, qui connait évidemment son personnage sur le bout des doigts, mais aussi le contexte politique des pays où se situe l'action de son film. On navigue entre Thaïlande et Birmanie, des pays aux contextes pas forcément favorables au tourisme, mais forcément intéressants pour un John Rambo volant à la rescousse d'une bande de jésuites un peu inconscients.
Là où ce Rambo là est intéressant, c'est dans le traitement tant de son héros, que de sa situation. On retrouve notre (anti) héros de guerre, véritable machine à tuer dans le feu de l'action, mais pas tout à fait à l'aise avec son prochain dans la vie civile qui se retrouve guide à ses heures perdues. John Rambo est un personnage, qui je trouve, a très bien évolué avec les années. Un peu plus intelligent que ses prédécesseurs, et avec un vrai message à faire passer, Stallone a réussi à réaliser l'aboutissement de son personnage et du message qu'il souhaite faire passer au public.
Comme je l'ai dit plus haut, certaines scènes sont crues, voire même barbares pour un film à large diffusion (seulement interdit aux moins de 12 ans en salle, c'est un peu limite), mais le message est tout de même un peu plus compliqué que ça si on veut y voir un contexte plus historique et politique de la société Birmane de ces dernières années (junte militaire birmane en prime). L'armée ne fait pas dans la dentelle, et la folie humaine entraîne des pertes civiles importantes, qui ici sont montrées sous leur jour le moins glorieux.
La guerre c'est mal, c'est dégueulasse, et Stallone ne voulait pas laisser le spectateur indemne en sortant de la salle, ça se sent. Personnellement, l'objectif est atteint, et ce Rambo restera dans mon esprit pour un bon moment.