1 an avant son Malcolm X, Spike lee réalise Jungle Fever un film qui dénonce la bêtise humaine en terme de religion, de couleur de peau, bref de différence.
Ce qui est rassurant c'est que le film date d'il y a trente ans, donc heureusement les choses ont bien évoluées.
Il est clair qu'en 2025 on ne tue personne pour des histoires de religion, de couleur de peau, de différence de sexe etc.
Bon ok, c'est da la pure provocation, car on ne peut pas dire qu'on a beaucoup progressé dans le domaine de l'acceptation de l'autre.
Mais revenons au film de Spike Lee, un adorateur de son Brooklyn, qui nous raconte l'histoire d'une homme noir, architecte, un homme heureux avec sa petite famille avec une femme blanche, italienne, qui n'est en fait que la boniche de son père et de ses frères.
Ces deux là finissent par avoir une relation, et out s'écroule autour d'eux.
La vie de famille, la vie de couple, le travail également même si le monsieur avait déjà donné sa démission.
Alors oui le film de Spike Lee est un cri de la ségrégation et surtout de la violence des sentiments à partir du moment ou l'autre est différent.
Etonnant de trouver celui qui jouera très souvent des muscles en la personne de Wesley Snipes dans le rôle de ce monsieur tout le monde, étonnant aussi le couple qu'il forme avec la sublime Annabella Sciorra.
En prenant l'histoire du départ, ça pourrait presque ressembler à une sorte de Roméo et Juliette version white and black, mais non c'est juste un festival d'apriori que met en évidence la réalisation toute en sobriété de Spike Lee.
Jungle fever à le mérite d'avoir été réalisé mais il a cependant pas mal vieillit.
Mais dans la filmographie très foisonnante de Lee, il est à voir.
Une dernière remarque, qu'elle étrange idée de donner un prénom de dauphin au personnage principal, oui très étrange idée.