regarde comme tu es pitoyable quand tu es pauvre !

De la première à la dernière seconde, Kajillionaire respire une vision de la pauvreté qui pue le fantasme bourgeois. Tu sais, ce truc où les réalisateurices imaginent la précarité comme une espèce de danse poétique entre débrouillardise (vol, ici) et fuites d’eau au plafond.


Le film ne fait qu’exotiser la misère en la rendant “aventureuse”, “étrange”, “déconnectée”.


De la romance ?

J’ai lu qu’il y avait de la romance dans ce film. Je cherche encore…

Y a bien un truc, mais ça débarque de nulle part, sans cohérence, sans alchimie, comme si le film avait absolument voulu cocher la case “amour lesbien” : check !

Sauf que ce truc apparaît complètement artificiel.

Et je dis bien “truc” parce que j’ai du mal à voir ça comme une romance tant il y a un déséquilibre entre les deux personnages.

Ça m’a rappelé les pires films des années 70/80 où on essayait de te faire croire que “l’amour” entre un vieux monsieur et une gamine de 14 ans était le summum du romantisme. OK, j’exagère peut-être... vraiment?

On est quand même très limite dans un délire où une personne présentée comme adulte, socialisée, consciente de ses désirs, veut faire “découvrir la vie, l'amour” au personnage d’Evan Rachel Wood, présenté comme une jeune émotionnellement "neuve", qui ne connaît rien aux codes sociaux, aux sentiments, ni aux relations.


C’est pas juste maladroit : c’est ultra malaisant.


De toute façon, tout est sujet à trigger warning dans ce film : relations toxiques, famille abusive, manipulation, psychophobie, mepris de classe, etc,etc,etc.


Alors oui, on ne peut pas nier que c’est bien filmé, bien joué, et bien écrit ( bien ecris dans sa vision dégueulasse, comme expliqué depuis tout à l’heure).

Mais là où on est en droit d’attendre une réflexion sociale, on a juste de la gerbe de bobo.


Alors je sais pas… Probablement que je me suis trop “radicalisé”, parce que j’ai l’impression que ça m’arrive de plus en plus de bloquer sur des films tout claqués comme ça, alors qu’ils sont quasi acclamés par toute la critique. Et d’ailleurs je n’ai trouvé personne qui soulève les points que je cite…


Pitié, si quelqu’un·e a aussi capté ça, dites-le-moi, parce que je me sens de plus en plus comme un vieux con qui suranalyse tout…


(Désolé si ça part un peu dans tous les sens, j’ai écrit ça à chaud.)

StanleyC
2
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le 10 déc. 2025

Critique lue 6 fois

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