Pose un instant tes drames parisiens contemplatifs filmés au smartphone dans une chambre de bonne. Avec Kingdom 2: Far and Away, le réalisateur Shinsuke Sato te rappelle ce qu'est le vrai cinéma à grand spectacle. Visuellement, c'est une claque monumentale. Le chorégraphe Yuji Shimomura transforme chaque affrontement de mêlée en un ballet macabre et majestueux, sublimé par un montage d'une frénésie redoutable. Côté casting, Kento Yamazaki s'est (fort heureusement) un peu calmé sur les mimiques insupportables du premier volet pour s'intégrer à la fureur de l'action pure.
Mais attention, ne crie pas au chef-d'œuvre trop vite. Si l'enrobage wuxia est sublime, l'écriture frôle parfois le vide abyssal. L'œuvre exige que tu débranches ton esprit critique face à des dialogues lourdement explicatifs et des généraux d'une incompétence crasse, justifiée par pure fainéantise scénaristique. Les codes du shōnen percutent la fresque historique de plein fouet.
Pourtant, c'est dans la dualité inattendue entre la fureur idéaliste de Shin et la froideur vengeresse de Kyokai que le film cache sa véritable profondeur thématique. Comment Shinsuke Sato a-t-il réussi à utiliser cette tension mortelle pour masquer les failles de son récit ? Et surtout, connais-tu les coulisses hallucinantes du département artistique de Kingdom 2: Far and Away pour concevoir cette esthétique hybride si particulière ?
Je t'explique tout ça en détail (et je te donne mon verdict final sans langue de bois) sur mon blog CritiKs MoviZ !