Trainspotting des bacs à sable, provoc' à 2 balles. Un groupe de têtes à claques se pense révolutionnaire au point d'en mériter un biopic. Mais à part les affeteries clipesques toutes droit sorties des années 90, il n'y a rien à défendre de cette coquille vide.
À commencer par l'écriture : les personnages n'existent pas en dehors de leur positionnement militant. La méchante flic, le quadra hagard, les jeunes bravaches évoluent à peine de leur fonction initiale. Dommage pour un film qui prône le désordre.
La musique a un semblant d'énergie : encore heureux, c'est elle qui motive toute la démarche. Mais elle semble comme plaquée à un récit bien moins dynamique.
C'est l'histoire de jeunes qui font des doigts d'honneur et prennent de la drogue. Comme ça fait un peu juste, on achève de neutraliser tout débordement par la défense d'une cause noble : les langues autochtones en général et l'irlandais en particulier.
Encore eût-il fallut pour en comprendre toute la portée indépendantiste, que l'on perçoive l'oppression brittanique au delà des seuls jurons proférés par ces "racailles" en montée de kéta.