Je suis pas arrivé au bout de ce film, j'ai essayé, j'ai pas réussi, pourtant j'adore Bale, et j'adore Portman, et je suis toujours curieux de découvrir les films de celui qu'on nomme le "maître".
Malick est un grand poète de l'image, il n'y a rien à redire là dessus. Visuellement, tout comme ses précedents long-métrages, c'est beau, poétique. Mais sur le plan narratif, Malick a foiré, on est loin de The Tree of Life et La Ligne Rouge (qui est mon préféré du cinéaste actuellement) qui n'étaient pourtant pas non plus des modèles de narration mais qui étaient un peu plus "faciles d'accès" !
Le virage expérimental de Malick est à son paroxysme avec Knight of Cups, après 1 heure et 15 minutes, honte à moi, je n'en pouvais plus, je ne savais toujours pas de quoi ça parlait (pourtant le synopsis m'avait assez aguiché, et comment Malick allait traiter la quête de Christian Bale à travers Hollywood, ça risquait d'être intéressant)mais mon visionnage a été atroce. Les belles images ne changent rien à ce style soporifique et tellement expérimental au possible qui n'a ni queue ni tête, ni but ou finalité, et qui ferait passer les long métrages d'Alejandro Jodorowski pour des modèles de films hollywoodiens conventionnels.
Je ne renierais pas pour autant ce cinéaste, je n'aime pas son style, sa patte, mais je n'oublie pas qu'avant le virage expérimental de cet artiste, il y a eu une apogée, un "c'était mieux avant" (pour le coup c'est justifié et objectif, non nostalgique, Malick faisait du meilleur cinéma avant) La Ligne Rouge et Les Moissons du Ciel faisant partie des pierres angulaires indétrônables de sa filmographie.