Ballet de lumière, de verts saturés, d'images déformées, de gros plans sur le visage (inexpressif, qu'on se le dise) de C. Bale, de corps et de plastiques parfaites... Ah ça, les jambes sont longues, les poitrines pointent vers le ciel et les cheveux descendent en cascade vers des chutes de reins éblouissantes . La mer est belle, Malick filme bien la mer. Et les tissus dans le vent. Oui. Et les plans fixes et larges sont sublimes. Alors parfois oui, c'est apaisant. Quelques secondes. Avant que les plans ne s'enchaînent, ultras resserrés et donnant le mal de mer. Et ce soit disant lyrisme biblique qui plane tout le long du film et qui vous écrase au fond de votre siège... C'est épuisant ce réalisateur qui se prend pour Dieu.
Incohérence aussi à mon sens quand le personnage qui se veut principal s'efface dans un coin du champ, pour laisser la place à qui ? À quoi ?
On a au moins échappé aux dinosaures, cette fois-ci.