Pierre de base stylistique du roman noir scandinave sur écran, qui inspirera les longs formats Forbrydelsen (The Killing) ou Broen, le premier film de Nikolaj Arcel regorge de ces micro-histoires qui se déploient pour former le typique krimi aux relations inter-personelles et politiques qui finissent par aboutir vers une issue anti-climax conçue tout en ellipse.
On retrouve ce format sériel, mais sur un faux rythme qui s'emballe puis se déballe, des personnages aussi gris que le ciel de Copenhague, où les sentiments sourds s'étiolent au fil du temps. Un thriller lent et froid qui servira de canevas pour tous les films de crimes danois des années 2000.