Un film sur le 14ème Dalaï Lama, actuel dirigeant du Tibet et lauréat du Prix Nobel de la Paix (en 1989) est forcément un événement, tant cette question reste cruciale sur la scène géopolitique mondiale, même des années après la sortie de "Kundun" en 1997.
La réalisation par Martin Scorsese et la musique de Phil Glass, lui ont valu de nombreuses nominations par exemple aux Oscars et au Golden Globe, mais pour des aspects surtout techniques et artistiques, qui ne concernaient pas le film ni le scénario.
On pourrait penser qu'il y aurait une frilosité américaine à saluer un film sur un tel sujet. Ce n'est sans doute qu'à moitié vrai. Certes, comme la plupart des pays occidentaux, les Etats-Unis rechignent toujours dans les années 2010 à demander à la Chine de véritablement respecter le peuple tibétain; mais par-delà de bons sentiments et des images souvent belles, le film n'est au final pas un chef d'oeuvre.
Scorsese a pris le parti de ne traiter que la première partie de la vie du Dalaï Lama, de ses très jeunes années jusqu'à sa fuite vers l'Inde en 1959 à l'âge de 24 ans, alors que l'armée communiste chinoise avait envahi le pays et ne cessait de maltraiter la population pour l'obliger à renoncer à sa culture et à ses traditions bouddhistes.
A ce titre, le film est indéniablement intéressant, car il donne un bon cadre et des repères historiques utiles pour comprendre ce moment où la situation du Tibet à basculé et où les grands acteurs de la communauté internationale l'ont implicitement abandonné.
Reste qu'en dépit du contexte particulièrement chargé et d'un environnement très prenant, le film peine à trouver son souffle et à vraiment émouvoir.
On pourrait penser que c'est dû à la lenteur du film, mais il y a sans doute autre chose, car un film comme "Himalaya", également assez lent et bien moins dramatique, avait bien mieux su trouver la corde sensible de l'émotion.
Les fervents défenseurs de la cause tibétaine et ceux à la recherche de jalons historiques ne seront cependant sans doute pas déçus par ce film qui mérite d'être vu.
LaureB
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le 7 déc. 2012

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LaureB

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