Kung Fu CockFighter existe bel et bien. Il est le fait d’un sombre inconnu. Inconnu comme son casting et ses techniciens. Aucunes bases de données ne semblent connaître son existence.


On ne peut nier que ce Kung Fu CockFighter narre une histoire. L’histoire de la Cour d’un seigneur, Lee-Show qui règne en despote. Lee-Show s’accapare les jeunes femmes du village pour abuser d’elle sexuellement parlant. Sa garde rapprochée de moine tibétain sélectionne les femmes vierges et assassinent celles qui ne le sont pas. Une vierge en particulier, Michile l’envoute plus que les autres. Une fois souillée, la jeune femme se suicide n’assumant ce déshonneur devant l’homme qu’elle aime. Ce dernier se met en quête de vengeance, aidé d’un vieux maître. Ils ne tardent pas à être rejoint par le fantôme de Michile mais les moines tibétains sont là pour contre-carrer leur plan…


Ce film, appelons un chat un chat, bien qu’il se résume en un fourre-tout qui n’a ni queue ni tête est une œuvre pornographique en costume. Une comédie dramatique fantastique d’action à l’érotisme prononcé dans lequel coexistent des scènes non-simulées. Kung Fu CockFighter, si c’est bien son titre, il y a de grande chance qu’il soit inventé, nous entraine, 83 minutes durant dans une histoire de vengeance et de fantôme. Elle prend véritablement place au milieu du film. Avant cela, les scènes qui s’enchainent appartiennent à un remplissage barbant dont l’acte sexuel n’a rien de bien bandant. Pour le coup, ce nanar porno échoue dans sa mission d’exciter les ardeurs libidineuses. Pour le reste, on ne retiendra pas grand-chose. Côté action, on retrouve des chorégraphies qui flairent bon l’époque des films de cape et d’épée de la Shaw Brothers. Mais ici, il n’y a rien à attendre. Les chorégraphies n’atteignent pas la maestria des productions ayant donné leurs lettres de noblesse au genre. On est ici dans les tréfonds obscurs du panier. Certes, on sourira, se consternera, s’étonnera,… (que sais-je encore ?) de ce moine tibétain à la force pénienne peu commune mais c’est peu de chose. Il offre tout de même un ou deux moments de choix, à l’image d’une femme qui elle use de ses dextérités vaginales. Du coup, le film aurait tout aussi pu s’intituler « Kung Fu PussyFighter ». Une fois la curiosité passée et bien… l’ennui prend place. Il n’y rien d’attrayant à se laisser porter par cette piètre production qui brasse en coup de vent, en plus du kung-fu, des actes de tortures et de la nécrophilie. Par sa piètre qualité, le film ne suscite jamais d’enthousiasme et d’intérêt, vite balayé par l’intrigue à deux sous, la réalisation nulle et des prestations à l’amateurisme prononcé.


Kung Fu CockFighter est une curiosité. Elle s’arrête là. Son titre interpelle. Un titre sortie de nulle part puisque le film n’a ni générique de début et de fin. Quant à sa date : 1976 ? On se demande d’où elle sort. C’est à l’image de sa nationalité. On vend ce film pornographique seventies comme hongkongais. J’émettrai des doutes. Un sentiment m’apostrophe pour m’aiguiller vers Taïwan. Kung Fu CockFighter a tout de ces productions fauchées taïwanaises réalisées à la va vite pour faire de l’argent rapidement. Il lui fallait un titre et une date pour qu’il existe. Il lui fallait surtout un peu plus pour dépasser le stade « bizarrerie ». En bref, à jeter.


(peloche et + : https://hongkongmovievideoclub.wordpress.com/2013/01/14/kung-fu-cockfighter-1976-avis-review/)

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le 1 avr. 2013

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