J'ai pas détesté le visionnage mais j'ai trouvé ça vite linéaire passé la première heure. Beaucoup de moments sympas mais le ton général du film et sa fin ne m'ont pas convaincu. La narration centrée sur 3 personnages est sympa au début et devient vite fatiguante pour rien face à une enquête qui gagne en complexité juste par la multitudes de personnages interconnectés.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Kevin Spacey, très cynique et amoureux de son image qui propose un thème bienvenu pour le placement du film à L.A. dans les années 50.
Dans sa mise-en-scène le film empreinte des éléments et tropes du film noir pour faire un polar moderne mais ça reste assez fade et le tout est plutôt mou, malgré des fusillades sympathiques. Le montage a quand même quelques fulgurances avec des raccords malins et des hors-champs plutôt sympa (le rire moqueur au début, les pleurs a l'interrogatoire, etc.).
Le ton assez ironique est efficace dans sa satire des 50', mais il atteint vite ses limites au vu des thèmes abordés et rend le tout un peu vain vers la fin, une sorte de happy-end faussement grise.
Le film propose d'ailleurs un échange de caractère entre guy pearce et russel crowe pendant le film, tout deux rattrapés par leurs démons. Mais cela s'efface en chemin et la fin n'en propose justement qu'un écho maladroit.
N'en résulte qu'une tentative demi-assumée d'une critique du système des années 50, dans un enrobage polar sympathique mais qui tourne vite au cliché du genre.